Mononucléose infectieuse, la « maladie du baiser »
La mononucléose infectieuse (MNI) est une maladie infectieuse aiguë due au virus d’Epstein Barr. Bénigne, elle est cependant responsable d’une grande fatigue. Elle touche préférentiellement les adolescents et les jeunes adultes.
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Le virus d’Epstein Barr (EBV), de la famille des herpès virus. Une fois dans l’organisme, le virus se multiplie dans certains globules blancs, les lymphocytes. L’incubation est de 4 à 6 semaines. La MNI est le plus souvent asymptomatique (ne donne aucun signe clinique). La transmission se fait par la salive, d’où le nom de « maladie du baiser ».
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Eviter tout effort
important pendant les mois qui suivent une mononucléose, en raison de la
fatigue importante qui persiste souvent.
Arrêter le sport temporairement (pendant environ deux à trois mois).
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· Apparition progressive de signes plus ou moins intenses évoquant un syndrome grippal : maux de tête, malaises, frissons, douleurs musculaires, perte d’appétit.
· Fièvre, très fréquente, souvent assez élevée.
· Fatigue importante.
· Angine rouge, inflammation buccale pouvant gêner la déglutition.
· Ganglions (ou adénopathies) dans le cou (pouvant également gêner la déglutition).
· Plus rarement, éruption cutanée, voire discrète jaunisse (ictère).
Que se passe-t-il lors de l’examen ?
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A l’examen de la
gorge, le médecin note la présence d’une angine rouge. Elle peut s’accompagner
de pétéchies (petites tâches rouges) au niveau du palais. L’examen du cou
permet de déceler les adénopathies, parfois douloureuses à la palpation. Dans
près de la moitié des cas, il existe une augmentation du volume de la rate
(splénomégalie) mais ne donnant aucun signe clinique. Il arrive enfin que le
foie soit également un peu gros (hépatomégalie) et parfois associé à un léger
ictère.
Devant ce tableau évocateur, une prise de sang doit être effectuée. La numération formule sanguine permet
de mettre en évidence un syndrome mononucléosique :
il existe de nombreux lymphocytes, dont certains sont bleutés (par la
coloration sur lame) ; les plaquettes sont abaissées dans la moitié des cas.
Les transaminases (enzymes du foie)
sont souvent élevées.
Le diagnostic se fait sur l’existence d’anticorps anti-EBV
dans le sang. Pour cela, on a recours au « MNI-Test » :
test rapide et réalisable dès les premiers jours de la maladie. Il existe
cependant une possibilité de faux positifs, c’est pourquoi il faut le compléter
par un autre test appelé « réaction de Paul Bunnel-Davidson
» (PBD) qui permet de confirmer le plus souvent le diagnostic de
mononucléose infectieuse. Dans environ 20% des cas, la PBD reste négative, le
seul moyen de faire le diagnostic est alors de rechercher les anticorps
spécifiques par une sérologie : la présence d’immunoglobulines appelées « IgM anti-VCA » permet d’affirmer
l’infection.
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Il faut d’abord se
reposer au lit. Des antalgiques (contre la douleur) et des antipyrétiques
(contre la fièvre) seront prescrits. En revanche, les antibiotiques sont le
plus souvent inutiles puisqu’il s’agit d’une maladie virale. Ils sont
uniquement nécessaires s’il existe une surinfection bactérienne de l’angine.
Dans ce cas, la pénicilline A ou ampicilline est formellement contre-indiquée
car elle entraîne alors des éruptions cutanées importantes. Lorsque la gêne à
la déglutition et à la respiration est très marquée, le médecin peut être amené
à prescrire des corticoïdes pendant quelques jours, qu’il faudra
toujours arrêter de façon progressive.
La mononucléose guérit en deux à trois semaines environ, seule la
fatigue peut persister pendant plusieurs mois.
26/02/2003
Dr Sylvie coulomb